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Le dessous des tribunes

25 janvier 2017 - 12:32

Ça y est, c’est dimanche, que nous recevons en match retour Laroque Bélesta. Au match aller, si cette équipe combattante ariégeoise avait gagné, il n’y avait rien à dire … je n’insiste pas … Mais pour une fois, parlons un peu de ceux, qui entourent les 2 équipes. Voilà comment va se préparer ce dimanche de rugby à Tournefeuille … comme d’ailleurs, tous les dimanches de réception.

Les joueurs arriveront au stade avec 2 heures d’avance pour l’échauffement matinal  traditionnel. Pourtant les bénévoles seront déjà sur tous les fronts. Des passionnés qui vivent le rugby par procuration, ou des anciens joueurs qui rendent à leur club, ce que celui-ci leur a donné. Mais ils sont là, parce que dimanche, c’est rugby à Tournefeuille.

            L’heure fatidique approche, tout le monde à table. Dans vos assiettes, le mythique pâtes-poulet. Parfois, le menu change : c’est poulet-pâtes. A côté des joueurs,  se met en place, la table des invités de Laurent et Christophe  sous la houlette de Régine et Kiki.

            On commence à parler du match, de l’adversaire. Comme chaque dimanche, c’est gros devant et c’est rapide derrière. Ils ont un 8 qui avance et un 10 avec un bon pied mais  Baptiste et  Kévin n’ont  rien à lui envier. Pendant ce temps, les piliers se resserviront trois fois mais personne ne leur dit rien….

             Le bus adverse arrive. Le casque sur les oreilles et les jambes lourdes, les adversaires vont vous  dévisager. Ils vont directement voir la pelouse, parce qu’on ne sait jamais, elle est peut-être différente ici.

            Puis  direction vos  vestiaires : du strap, du camphre, de la ventoline, avec Géraldine et Quentin  en docteurs miracles avec le bruit des crampons qui  raisonne  sur le  béton, en musique d’accouplement. Jean Marc T et Robert  en distributeur de maillots, en recherche permanente des maillots perdus. C’est le seul endroit où en mathématique 7 est égal au 23 et le 14 est égal au 21… Philippe responsable de la sécurité auprès du représentant fédéral partira faire une  dernière vérification de  conformité des installations du stade. Jean Marc A et Roger auront  déjà  branché  le micro pour annoncer les noms des joueurs des 2 équipes  et le futur score avec une voix particulière… lorsque Tournefeuille marquera.  Maurice sera prêt à prendre des notes sur son vieux cahier d’école pour son compte rendu  écrit du lendemain.

            Ceux sont des moments particuliers, presque hors du temps que seuls ceux qui ont joué peuvent comprendre. Dans le vestiaire, comme à l’église, vous serez  en parfaite communion, la prise de  parole, les encouragements. Les dernières consignes sont  réservées à Claude, Laurent et aux 2 Pascal. 

            Et puis vous vous apprêterez  à partir à la guerre rugbystique  avec des mecs que vous  n’aurez  jamais côtoyés  ailleurs. Des petits mots, des clins d’œil, puis des tapes dans l’épaule, des claques, des coups de casque dans le couloir et c’est parti pour 80 minutes de combat.     Pendant ce temps, derrière la main courante, les vieux de la vieille des 2 équipes, ceux qui jouaient avant même que vous ne sachiez  dire « rugby », donneront des leçons d’arbitrage à l’arbitre, le cul vissé sur les tribunes. Ils rhabilleront certains  joueurs pour trois hivers entre deux bises. A la mi-temps  les préposés du micro  annonceront le gagnant de la bourriche même si bizarrement tu ne connais personne qui ne l’ait jamais gagnée.

            Sur le banc de touche, Géraldine ou Quentin vos soigneurs vous donneront un doliprane et un coup de froid à la demande, ou un  diagnostic  rassurant après un coup reçu. Les coaches s’arracheront les cheveux  sauf Laurent qui en est dépourvu. Pendant que le capitaine essaiera de demander  à l’arbitre pourquoi  ce coup de pied de pénalité ou ce carton blanc ou jaune, le rouge étant interdit à l’AST pour brutalité volontaire.

            Et puis arrivera  les trois coups de sifflet final. J’espère que notre  équipe exultera par leur victoire. Domy en profitera pour régler les factures des arbitres parce que gagnant ou perdant  l’AST passe à la caisse…vous me direz lorsqu’on  aime, on ne compte pas…La fête sera  finie ou du moins, elle  se déplacera.

            Viendra  alors la fameuse troisième mi-temps. Les futs de bière tomberont comme des mouches. Les membres de l’AMASSA pourront mettre en place leur réunion très privée …sauf de musique et de photos. La nuit tombera, la bière fera son effet, les langues se délieront et les philosophes se multiplieront autour du bar….

Et puis il vous restera le  retour à vos   maisons  avec la tête qui tourne un peu et ce sentiment du devoir accompli.

Moi, il y longtemps que j’aurai retrouvé mon fauteuil à la maison et bientôt mon lit en attendant qu’une seule chose, dimanche prochain. Parce que le dimanche, c’est rugby…mais cette fois-ci  à Nérac.

Claude Perboire

Commentaires

Staff
Philippe Trumet
Philippe Trumet 25 janvier 2017 14:29

les vieux de la vieille des 2 équipes passent aussi souvent à la buvette....

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